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09-10-2026

13:10

Plouguerneau. Une exposition qui fait dialoguer poésie et photo

OUEST-FRANCE - Les textes de la poétesse Mariem Derwich accompagnent et prolongent les clichés pris par Jocelyne Forgeot, lors de son voyage en Mauritanie.

Mariem Derwich a toujours écrit. Une pratique devenue, dès l’enfance, une manière de mettre des mots sur ce qui ne pouvait être dit. "J’ai une histoire familiale très compliquée, très confrontée, très éclatée. L’écriture m’a permis de dire ce qu’on ne peut pas dire aux autres", confie-t-elle.

Après des études d’histoire, puis une spécialisation en histoire de l’Afrique, la poétesse a notamment été chroniqueuse pendant près de trente ans dans un journal et tenait une chronique hebdomadaire intitulée Nouvelles d’ailleurs.

Elle revendique aujourd’hui plusieurs écritures. "Ceux qui connaissaient Mariem la chroniqueuse et qui découvrent sa poésie voient une personne très différente. En fait, j’ai plusieurs écritures."

Une correspondance artistique réalisée à distance

Sa poésie puise notamment dans la tradition orale mauritanienne. "Mon style est très oral. J’ai une culture où il y a beaucoup d’écrits, mais aussi beaucoup d’oralité." Jeux de mots, répétitions, métaphores et, parfois, mots inventés participent à cette écriture libre qu’elle revendique.

L’exposition « L’horizon pour toute demeure » est née d’un échange sur les réseaux sociaux. Jocelyne Forgeot, photographe professionnelle installée à Paris, a contacté Mariem Derwich par message, lors de son voyage en Mauritanie. "Elle cherchait une poétesse pour illustrer ses photos. Et c’est parti comme ça", raconte-t-elle.

Les textes n’ont pas été écrits spécialement pour les images : certains poèmes déjà publiés dans son travail ont été choisis parce qu’ils entraient en résonance avec les photographies. "Le poème ne parle pas forcément de la photo. Il parle de la Mauritanie. C’est une continuation, une prolongation de la photo", explique-t-elle.

Une correspondance artistique réalisée à distance, puisque les deux femmes ne se sont jamais rencontrées physiquement.

Exposition visible jusqu’au 31 octobre, les mercredis et vendredis de 15 h à 19 h, une heure avant les spectacles, 30 minutes avant les séances de cinéma et lors des événements associatifs et municipaux ouverts au public.

Ouest-France





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