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Le président du parti Sawab : « la constitution n’autorise ni la discussion ni la modification de la durée des mandats présidentiels »
SAHARA MEDIAS -
Le président du parti d’opposition Al-Sawab, Abdessalam Ould Horma, a déclaré que la question des mandats présidentiels ne pouvait faire l’objet d’un débat dans le cadre du dialogue national, estimant que les partis politiques sont tenus de respecter les dispositions de la Constitution qui interdisent la révision des articles constitutionnels inviolables.
Ould Horma a ajouté, dans une déclaration à « Sahara Media », que les partis fondent leur action sur la Constitution et que les articles relatifs aux mandats présidentiels relèvent des dispositions protégées dont la Constitution n’autorise ni la discussion ni la modification.
Il a précisé que toute tentative de violation de ces dispositions constitutionnelles ne relève pas de la responsabilité des partis politiques, mais de celle des autorités et du président de la République.
Le président du parti Al-Sawab a critiqué les médias publics, les appelant à respecter les lois et les textes constitutionnels, et estimant qu’ils ne devraient pas diffuser ou promouvoir ce qu’il a qualifié de contraire à la Constitution.
Les partis de la majorité avaient proposé ce qu’ils appellent « la durée des mandats » dans leur document relatif à la feuille de route du dialogue, ce qui a suscité la colère de l’opposition qui a déclaré que l’objectif était de « violer la Constitution ».
Le différend remonte au mois de mars dernier, lorsque le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, a convoqué les parties participant au dialogue national à des réunions préparatoires afin de mettre la dernière main aux axes qui seraient abordés lors du dialogue, l’opposition ayant rejeté la proposition relative à ce point précis.
La majorité a défendu sa proposition, affirmant qu’elle visait à débattre du système électoral et à réformer le Parlement et le Conseil constitutionnel, ainsi que d’autres instances indépendantes.
Mais l’opposition a rejeté cette justification et a demandé soit la suppression de ce volet, soit l’ajout d’une note précisant que les mandats présidentiels en étaient exclus, proposition que la majorité a rejetée.
Le coordinateur du dialogue a suspendu les réunions préliminaires et entamé une série de rencontres avec les dirigeants des différents pôles participants afin de trouver une solution à la question des « mandats ».
Jeudi dernier, lors d’une réunion avec le coordinateur, les parties ont exprimé leur volonté de trouver une issue à la crise des « mandats » qui paralyse désormais le dialogue national.
Les parties devraient tenir une nouvelle série de réunions au cours des prochaines semaines afin de poursuivre les discussions et de parvenir à un accord qui mette fin au différend qui dure depuis deux mois.