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Les «émirs» d'Aqmi et Mujao sur le qui-vive : Les liquidations physiques de chefs terroristes ...
Abou Issehak Essoufi a été dépêché, rappelle-t-on, par Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud, «émir» national d’'Aqmi, au nord du Mali, pour réconcilier plusieurs autres «émirs» qui, à l'image du différend existant entre Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Abou El Abbès, et Abdelhamid Abou Zeid, se livrent une guerre sans merci au nord du Mali et au Sahel.
L'arrestation de l'émissaire de Droukdel pour le Sahel a empêché la «réconciliation» entre ces «émirs» qui, depuis, sont montés d'un cran dans la guerre qu'ils se livrent l'un à l'autre. Ces données jettent un doute sur les causes réelles de la mort annoncée, il y a quelques semaines, de Nabil Mekhloufi, alias Abou Al Qama, numéro deux d’Aqmi,
à 200 km de Gao, ville du nord du Mali. Ses acolytes ont annoncé que son décès était dû à «un accident de la route» survenu en plein désert nord malien. Il semble, aujourd'hui, de plus en plus vraisemblable que Abou Al Qama eut été éliminé physiquement et que sa mort ne soit pas due à «l’accident de voiture» évoqué. Aurait-il été éliminé par ses acolytes ?
L'hypothèse de «l’accident de voiture» ne tient pas la route
L'arrestation d’Abou Issehak Essoufi porte un coup dur à Aqmi puisqu’elle met en échec la «réconciliation» entre «émirs» terroristes laissant la guerre ouverte entre eux. Ce que les terroristes, sévissant au nord du Mali et au Sahel, n'ignorent pas puisque le Mujao, qui détient des diplomates algériens en otages, est venu au secours d’Aqmi, menaçant l'Algérie de les exécuter si elle ne libérait pas celui qui était chargé de «réconcilier» les «émirs».
D'autres «émirs» sont menacés par des liquidations physiques, dont Ahmed Telemssi et Abou Abderrahmane Farouk. La mort d'Abou Al Qama est une autre grosse perte pour Aqmi et le Mujao puisqu’elle rend de plus en plus difficile la «réconciliation» entre les chefs terroristes.