Cridem

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28-06-2012

23:01

VIPs du rap mauritanien : Le clash .

Entrant dans sa cinquième édition du festival Assalamalekoum n’a pas fait que des heureux. Les bobos étaient nombreux qui ont crée des mécontents aussi bien dans le rang des artistes qu’au sein du public.

Si le festival Assalamalekoum booste le mouvement hip-hop mauritanien, il créé aussi des frustrations notamment dans le rang des " Coyotes ". Les critiques sont toujours nombreux adressées aux organisateurs : mauvais traitement du public, absence de reconnaissance et de considération des artistes mauritaniens et des journalistes culturels.

Rencontré par nos soins, Daouda alias Dadino, Dj et producteur mauritanien a affirmé que « l’attitude de Monza est irrespectueuse et indigne envers ses frères mauritaniens de la musique qu’il a invité au festival ».

Notre interlocuteur relevait ici la désorganisation qui a conduit nombre d’invités de marque à rester dehors et a conduit aussi à l’impossibilité d’une partie du public qui a payé ses billets et qui n’est pas parvenu à assister au concert. Dadino soutiendra aussi ce qu’il considère comme une arnaque quand le nombre de tickets mise en vente dépasse largement le nombre de sièges sur le parvis de l’IFM.

" Nous ne sommes contre personne. Nous ne sommes pas venu quémandés nos invitations. Nos constatons que nos invitations n’ont servi à rien » fustige Madou Fall, manager du groupe Diam Min Tékki. Selon lui, déplacer des personnes responsables et bloquer toutes les issues est indignant, ajoutant « alors que des spectateurs donnent 500 UM aux policiers pour franchir la première ligne ".

Avant de terminer Madou Fall devait adresser des critiques acerbes aux collaborateurs de Monza qu’il qualifie « de nuls, de caïmans, d’arnaqueurs qui ne connaissent rien de la musique ».
Joint au téléphone, le fondateur du festival Assalamalekoum devait se justifier en reconnaissant qu’il a été dépassé l’affluence suscitée par l’événement et c’est pour combler cette insuffisance de cet impair qu’il a placé un écran dehors pour permettre à ceux qui n’ont accès à l’enceinte de suivre le spectacle.

Monza devait aussi préciser que les tickets d’accès étaient numérotés et leur nombre conforme au nombre de places prévues.il reconnaitra que le festival n’est pas parfait à 100%. Il déplora aussi le comportement critique des agents chargés de la sécurité prenant par contre que la défense de ses collaborateurs qui pour lui sont des professionnels imbus de leur mission et à la hauteur des attentes qu’il place en eux en citant l’exemple du coordinateur du festival Lamine Kane.

Cheikh Oumar N’Diaye.


 


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