27-04-2026 23:05 - Affaire Fatimata Ba : trois prévenus présentés devant la justice, deux placés sous mandat de dépôt

Affaire Fatimata Ba : trois prévenus présentés devant la justice, deux placés sous mandat de dépôt

SHEMS MAARIF - Trois personnes ont comparu ce lundi devant le tribunal dans le cadre de l’affaire liée au décès de Fatimata Ba. Les faits reprochés portent sur des circonstances entourant la présence de la victime dans un appartement et les conditions de son séjour.

Selon les éléments présentés à l’audience, la première prévenue se trouvait avec la défunte au moment des faits dans le logement concerné. Elle est poursuivie pour non-assistance à personne en danger, consommation de substances psychotropes ainsi que pour des faits qualifiés de « zina » dans le dossier.

La deuxième prévenue est, quant à elle, accusée d’avoir assuré la gestion d’un lieu supposé servir à des activités de prostitution.

La troisième personne, un chauffeur de taxi qui aurait conduit la victime jusqu’à l’appartement, a été mise hors de cause à l’issue de son audition et libérée sur-le-champ.

À l’issue de la comparution, les deux premières prévenues ont été placées en détention provisoire en attendant la poursuite de la procédure judiciaire. L’affaire reste en instruction.





Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 1
Lus : 999

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (1)

  • ouldsidialy (H) 28/04/2026 12:36 X

    Franchement, monsieur le procureur, vos premières conclusions ne nous arrangent pas du tout. Vous inscrivez l'affaire dans un cadre de mœurs alors que nous voulons une affaire inscrite dans des dimensions humanitaire et politique. Vous posez une scène de soirée privée où des personnes profitent de récréations dont elles font le choix et à la fin, un accident de santé met fin de façon dramatique à la récréation.

    1) Nous, on n’est pas d'accord ! Admettons une mort par substances toxiques. Mais c'est une FEMME, monsieur !! Elle a pu être contrainte à les consommer par emprise, par intimidation de la force. Vous retenez l'adultère, qui prouve que ce n'est pas plutôt un viol ? Une personne droguée par emprise peut avoir des signes de rapports sexuels sans signes médico-légaux de viol. Vous parlez de prostitution, mais il nous faut un proxénète. La prostitution sans proxénète, ça n’existe pas, monsieur !

    2) "Nous affirmons donc qu'il y a eu viol suite à l'emprise d'un proxénète. Qu'en femme fière et aspirant à la liberté, la victime s'est rebellée. Suite à quoi, l'assassin lui a fracassé la tête sans aucune humanité."

    3) De plus, la victime est noire. Qu'elle soit métisse de bidhan et de noirs non arabisés importe peu, ce qui compte c’est qu’elle est noire. Les bidhan ont des couleurs de peau qui vont du noir ébène à la couleur blanche. D'où le nom par lequel ils se sont toujours désignés. Vous ne nous avez pas dit la couleur du principal inculpé. Il y a dissimulation !! Nous affirmons que s'il est identitairement arabe, quelle que soit sa couleur de peau, il y a racisme. Violer une personne noire, c'est du racisme. La dissimulation prouve ici le racisme d’État que nous avons toujours dénoncé.

    4) Monsieur le procureur, vous n'avez pas le droit de dire que ce qui est affirmé sans preuve peut être réfuté sans preuve (HItchens). Le parquet démontrerait son racisme et son mépris des femmes s'il n'épuise pas ses ressources à démontrer que ce qui n'existe pas n'existe pas !

    5) Dans ce genre d’affaire, opposer à une affirmation un esprit critique est inhumain et condamnable. Le principe de la charge de la preuve, c'est pour vous, monsieur le procureur, quand vous inculpez quelqu'un, pas pour nous quand nous vous accusons de chercher à fausser les résultats de votre propre enquête. Le principe connu, d'asymétrie des baratins, ne doit pas vous permettre de faire l'économie de quoi que ce soit. « La quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des sottises (…. ) est supérieure à celle nécessaire pour les produire » (Brandolini) : C’est à vous de vous épuiser.

    6) Monsieur le procureur, ce que nous défendons, ce sont des valeurs au-dessus des faits et de la critique : la justice sacrée, les droits universels, les droits des femmes sanctifiés. Nous sommes les évêques et les ayatollahs d'un panthéon tolérant où s'accomplissent les cultes de toutes les divinités, la philosophie des Lumières et toutes les religions, dans leurs parties qui confortent notre point de vue. Nous sommes là pour dire ce qui doit être et ce qui ne peut être et clamer au monde entier ce qu'il veut entendre pour peu que cela puisse nous servir.