25-04-2026 00:44 - Le parquet général de Nouakchott Nord présente l’évolution de l’enquête sur le décès de la défunte Fatimata Hamadi Ba

Le parquet général de Nouakchott Nord présente l’évolution de l’enquête sur le décès de la défunte Fatimata Hamadi Ba

AMI - Le procureur de la République près la wilaya de Nouakchott Nord, M. Cheikh Baye Ould Sidi, a tenu vendredi soir, au siège du tribunal, une conférence de presse conjointe avec le directeur général du Centre national hospitalier et un médecin légiste, consacrée à l’éclairage de l’opinion publique sur les circonstances du décès de la jeune Fatimata Hamadi Ba.

Le procureur de la République a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans le cadre du souci du ministère public d’informer l’opinion publique sur le déroulement de l’enquête, soulignant que le parquet a été surpris par la diffusion de photos de la défunte sur certaines plateformes et sites après la remise du corps à sa famille pour inhumation.

Il a appelé l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité et à respecter la vie privée de la victime.

Il a précisé que le traitement du dossier a été conduit sur deux volets : le premier relatif aux circonstances de la découverte du corps, de son transport et de son autopsie, et le second portant sur les investigations en cours visant à identifier les personnes ayant été en contact avec la défunte avant son décès.

Selon ses déclarations, le corps a été découvert dans la matinée du samedi 18 du mois en cours à proximité de la mosquée dite « mosquée Ould Ahmedou », dans la moughataa de Dar Naim. Il a été immédiatement transféré, après alerte des autorités compétentes, vers l’hôpital Cheikh Zayed, où il a fait l’objet d’un examen initial par un médecin généraliste et la police technique et scientifique, sous la supervision du parquet.

Il a ajouté qu’en l’absence de tout document d’identité sur la victime, ses empreintes digitales ont été relevées puis confrontées au fichier national des empreintes, permettant ainsi son identification grâce à son numéro national d’identité. Sa famille a ensuite été contactée et informée des mesures prises, avant que le corps ne soit transféré au Centre national hospitalier pour autopsie, à la demande des proches.

Le procureur a également indiqué que l’enquête a inclus l’exploitation des données téléphoniques, permettant d’identifier une personne ayant été en contact avec la victime dans la moughataa d’Arafat, laquelle a été interpellée. Ses déclarations ont conduit à un second individu, identifié comme étant celui qui hébergeait la jeune femme dans un appartement meublé situé à Tevragh-Zeina, à proximité du carrefour dit « Carrefour Jambour ».

Les investigations ont permis de reconstituer les horaires d’entrée et de sortie de la victime de cet appartement. Le principal suspect a ensuite été localisé et interpellé au Sénégal, puis remis aux autorités mauritaniennes, dans un délai n’excédant pas 48 heures.

Le procureur de la République a réaffirmé l’engagement du ministère public à exercer ses missions avec fermeté, dans le respect de la loi et pour la protection de la sécurité publique, appelant à la rigueur dans la diffusion des informations.

De son côté, le directeur général du Centre national hospitalier a précisé que l’autopsie a été réalisée conformément aux normes médicales et légales en vigueur, après réception du corps et ouverture de l’enquête judiciaire.

Le médecin légiste, le Dr Ahmed Ould Zeine, a indiqué que l’autopsie s’est déroulée en deux phases : une première phase d’examen externe ayant révélé des éraflures superficielles, et une seconde phase d’examen interne portant sur les organes vitaux, notamment le cœur, les poumons et le cerveau.

Il a affirmé que les résultats ont montré une intégrité générale des organes vitaux, sans lésions graves ni éléments permettant d’établir un traumatisme susceptible d’être la cause directe du décès. Un rapport médico-légal détaillé a été établi et le corps a été remis à la famille conformément aux procédures légales en vigueur.

Enfin, le parquet a rappelé, dans un communiqué publié à l’issue de la conférence de presse, qu’il demeure à la disposition de la famille de la victime afin de répondre à toute démarche jugée utile pour garantir l’intégralité de ses droits, dans le strict respect de la loi et de la présomption d’innocence.





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Commentaires (1)

  • ouldsidialy (H) 25/04/2026 13:26 X

    Il manque à cette déclaration un rappel sur ce que prévoit la loi et la règlementation en cas d'immixtion intempestive d'associations ou d'élus dans ce genre d'affaire.

    1)L’Afrique est distraite de ses priorités de développement par des individus qui n’ont rien à apporter pour cela et veulent vivre aux dépens de la mauvaise conscience de la princesse.

    2)D'une manière générale, on voit que, contrairement aux pays développés, les modalités, les motivations et le traitement des interventions de la société civile ne sont pas réglementés dans les pays juridiquement sous-développés. Le vide juridique est outrageusement exploité par les associations, élus, journalistes et activistes de tous poils.

    3)L’administration et la justice sont prises au dépourvu sous le double effet d'une expérience insuffisante de la gestion des libertés publiques et d'un passé/présent pas toujours glorieux de leur prise en compte.

    4) Les manipulateurs ont la belle vie depuis 30 ans, les naïfs en démocratie et les gens de bonne foi sont roulés dans la farine, l'ordre public devient un objet de marchandage entre pouvoir et maîtres chanteurs dont la cupidité n'a de supérieure que les prétentions.

    3) La fin de l’anarchie sera demandée en premier par la société responsable. Voici pourquoi : Le vide juridique peut aussi tourner à l'avantage de l'État (vertueux ou pas) lorsqu’il apprend l'utilisation coordonnée, cohérente, préméditée et reproductible des pouvoirs discrétionnaires. Une situation de vide juridique appelle logiquement le législateur à l'initiative. Mais des motivations très éloignées les unes des autres peuvent conduire à un consensus pour que le parlement ne légifère pas ou que l'administration ne règlemente pas.

    4) L'administration et la justice peuvent alors se doter d'une doctrine du pouvoir discrétionnaire. Le pouvoir discrétionnaire fait alors loi partout où il n'y a pas de règle ; à condition qu'il ne soit pas à la discrétion de l'humeur de ses dépositaires. À mesure que l'État mûrit (en bien ou en mal) et que la "société civile alimentaire" est confrontée à la déception, il peut émerger une incitation à combler les vides juridiques. Les droits-de-l'hommistes à la petite semaine en seront pour leurs frais dans tous les cas de figure.

    5) En attendant une doctrine du pouvoir discrétionnaire, il est temps que les pouvoirs publics, dans les situations de crimes ou délits de droit commun, commencent à renvoyer dans leurs cordes les agitateurs, quels que soient leurs travestissements politiques ou associatifs.