24-07-2012 21:28 - Billet du Ramadan : Le marché du savoir !!!
Il n’est un secret pour personne qu’en Mauritanie l’exportation du « savoir » occupe la troisième place, après le fer et le poisson. Bien avant l’Or et le Cuivre.
Ce secteur porteur de notre économie avait déjà été identifié et encouragé par Maaouya, qui lui a consacré ses célèbres campagnes du « Livre-Kitabou ».
En effet, le réservoir du « savoir » dont la nature a doté notre pays et qui n’a d’égale que notre modestie, intéresse de plus en plus nos « savants-hommes-d’affaires », qui y voient un moyen de relance de l’économie en panne.
Les Ministères du Commerce et des Affaires… Islamiques, « sur instruction de la direction nationale », tentent d’y mettre de l’ordre afin de le mettre à l’abri de concurrents étrangers éventuels.
Un premier catalogue, présentant les trois principaux produits de base : Mufti, Fakih et Imam. vient d’être mis au point, grâce au concours généreux de la Banque Islamique.
Un dépliant est désormais disponible dans nos Ambassades et permet de vanter le mérite et l’efficacité de ces produits, dont la consommation accuse des chiffres record en ce mois béni du Ramadan.
Sur ces dépliants figurent de nombreuses citations de célèbres Fakihs Mauritaniens affirmant que la solution au terrorisme réside dans le dialogue des religions.
La première réaction à cet effort de marketing consenti par les pouvoirs publics, est venue de l’Ambassade des USA à Nouakchott, toujours prompte à encourager les échanges entre l’Amérique et les pays africains, en particulier pour la diffusion de « produits Islamiques ».
Le Président, Barak Obama, qui n’a jamais renié ses racines afro-islamiques (toujours bien arrosées), souhaite que l’oncle Sam soit rebaptisé selon les rites musulmans, « Samba Al Kiny » et que cette cérémonie soit rehaussée de la présence d’un grand Mufti Mauritanien.
Il souhaite aussi qu’une délégation de pasteurs Américains (de toutes les couleurs) puisse séjourner dans les Mahadhras de Chinguitty pour étudier avec ses Oulémas la possibilité de construire une église dans cette ville Sainte, afin de prouver au monde que l’Amérique croit davantage au « dialogue des religions » qu’au « choc des civilisations ».
Dans une telle perspective, le Congrès verrait d’un bon œil l’octroi de crédits substantiels pour doter les villes de Chinguitty et de Wadane d’infrastructures d’eau, de santé d’éducation, d’avions sans pilotes, de mosquées sans muezzins, de « Marins » sans religion, etc.
Pour le moment, la balle est dans le camp (militaire) des autorités Mauritaniennes.
Soueylem Val
