22-07-2012 21:25 - Le ramadan déroule son tapis.
Le ramadan s’est installé.Pendant un mois, l’abstinence commande les habitudes des jeûneurs du lever au coucher du soleil. Les pratiques exigées par les prescriptions religieuses du jeûne changent du coup le rythme de travail mais aussi l’atmosphère dans les endroits publics et familiaux. Chacun tente de s’adapter à la nouvelle donne.
Dans les administrations, l’ambiance est plutôt morose. Les activités sont réduites au strict minimum. Certaines activités commerciales sont en berne, du moins tournent au ralenti en raison de l’absence de demandeurs de services.
Les esprits sont occupés par la dévotion dans les mosquées, et partout ailleurs où le temps doit être essentiellement consacré à la religion.
Aux premières heures de la journée déjà l’expression de lassitude se lit sur les visages. Les rapports humains deviennent « moins chaleureux » quand monte la chaleur de la journée. Les plus rôdés gardent la sérénité et les autres tentent de tenir le coup d’un mois béni.
Vers la fin de la journée l’atmosphère change de couleur. Les plus éprouvés retrouvent le sourire après des heures de patience gastronomique. Le ramadan offre cette occasion de se libérer de toutes les futilités qui détournent des bonnes manières en traçant davantage les limites entre le permis et le permis.
Dans cette ambiance de retenue de bienfaisance et de dévotion, le musulman devient plus exigeant vis-à -vis de soi –même et plus charitable envers autrui. La vie dans ce qu’elle a de tentant est suspendue par la force des mystères cachés dans ce mois. L’ambiance est moins grouillante mais plus saine pendant tout le mois que dure le détournement des désirs diurnes.
Amadou Diaara
