18-06-2012 19:02 - Festival 'Nous les Femmes' : Walfadjiri, Saidou Nourou Gaye, Ewlade Leblade et beaucoup...

Festival 'Nous les Femmes' : Walfadjiri, Saidou Nourou Gaye, Ewlade Leblade et beaucoup...

...d’autres artistes infusent le stade de Sebkha - [ Rep. Photos & Video 187 mn ! ]

Pour sa première édition, du 14 au 16 juin, le Festival Nous les Femmes organisé par la Fondation Thiédel Mbaye, qui s’est déroulé au stade de Sebkha, a confirmé la pertinence de son slogan qui met la musique au service de l’humanitaire, noué avec le signe de l’ouverture, de la diversité culturelle, avec une programmation riche en couleurs. Reportage au cœur de l’évènement.

En ce 14 juin, la température est douce et rafraichissante dans l’enceinte du stade de Sebkha. La mer, située à quelques battements d’ailes, envoie ses rafales sur le public qui s’impatiente de plus en plus. Puis, vers les coups de 22 heures, une voix s’élève dans le ciel pour chauffer le public. "Mesdames et Messieurs", lance le maître de cérémonie (MC) de la soirée, Samba Pam.

Pour cette première nuit du Festival Nous les Femmes, les chants et les danses traditionnelles sont célébrés. Au-delà de sa vocation de "valoriser le rôle de la femme dans le développement" de la Mauritanie, cette manifestation explore la richesse de la diversité culturelle du pays.

En ouverture de la soirée, on a eu le séduisant Trarza Groupe qui a produit un spectacle de haute facture, sous l’œil admiratif et transporté du public. Leur numéro d’acrobaties donnait à leur prestation un goût de folie et de grandeur. Le public crie et ovationne les deux acrobates, tenant à la main des fusils en bois. L’ambiance est au beau fixe. Elle sera agréablement prolongée par la prestation très exotique des Awloubé. Leurs chansons électrisent la foule. Pêle-mêle, hommes et femmes, esquissent des pas de danse.

Dans la foulée, Thiédel Mbaye, qui ne résiste plus à leurs voix, se dirige majestueusement vers elles. Un vent de sabar a aussi résonné sur le stade de Sebkha.

A l’image des prestations de Membo Memma et d’Original Ngal Poulal, les musiques urbaines comme le rap ont su se mêler à ces tableaux magnifiant les chants et les danses traditionnelles des différentes communautés du pays. Les artistes Samba Traoré, Toumany Diallo, Mohamed Ould Chighaly et Amath Kâ ont su aussi propulser la première nuit du Festival Nous les Femmes.

Autres styles, musiques et voix

Le lendemain, vendredi soir, avec un vent léger, la programmation proposait d’aller également à la rencontre d’autres styles, d’autres musiques et d’autres voix de la scène mauritanienne. Moussa Sarr, qui ne se sépare jamais de sa guitare, ouvrira la scène avec une musique rythmique et entrainante. Le distrayant Thiarthioura, dont les pas de danse ont comblé de bonheur le public qui le lui rendait bien par des cris et des ovations, n’a pas pu résister aux notes musicales de l’équipage de Moussa Sarr.

De son côté, Ousmane Guisset a délivré un spectacle très plaisant avec une musique sobre fouettée d’appels à l’unité africaine, à l’amour et à la fraternité.

Ce soir-là, le breakdance avait aussi droit au chapitre avec Hassan Usher qui a ébloui le public déjà charmé par les déhanchements irrésistibles de Fama Mbaye qui nous a invités à explorer les pistes de l’amour. "Il y’a du talent en Mauritanie. Croyons à nos artistes", s’exclame Samba Pam, après la prestation de Fama Mbaye.

A leur tour, le rappeur Impérial Cherghawi, ceux de Number One Susbé Gonga et de D.H Clan vont livrer un spectacle très parfumé de poésie, d’engagement et de fougue, avant que la musique traditionnelle reprend ses services avec Mohamed Ould Seiyid et Mansour Thiam, choriste de Thiédel Mbaye. Adviser couronnera la programmation de la deuxième nuit du festival.

Cap sur les étoiles

L’ambiance sera aussi au rendez-vous de la dernière nuit du festival. En termes de fréquentation, elle semble battre le record. La programmation est très séduisante. A l’image de Thiédel Mbaye qui débutera la soirée. Sur la scène, la diva mauritanienne, souriante, rayonnante et royale, déploie toute son élégance physique et musicale.

Entre deux chansons, elle s’offre un temps de répit pour remercier ses partenaires ainsi que la jeunesse de Sebkha pour s’être comportée de manière responsable. Ici, les agressions, les viols et les actes de banditisme sont monnaie courante. Alors, organiser un festival dans une zone pareille sans incident majeur, est déjà une source et une victoire pour Thiédel Mbaye qui assure déjà qu’elle y organisera la 2e édition du Festival Nous les Femmes.

Les prestations se suivent. Le public s’enthousiasme. Le temps est suspendu à la voix de Ndèye Coumba Dia et de Cheikh Maal. De leurs côtés, les groupes de rap RIM One Family dont l’un des membres est le fils de Thiédel Mbaye, Hel Livrick et Léñol Salibé Fénandé (LSF) distillent, à compte-gouttes, leurs sensations. Un peu après, Penda Wouri monte sur la scène. Elle acclimate, pendant quelques bonnes minutes, la foule à ses chansons. "La voix est belle, mélodieuse et douce", exulte Samba Pam, l’air conquis.

Dans leur périple autour de leur musique, le groupe Walfadjiri de Nouakchott a encore détonné, en entraînant les spectateurs, à travers une fusion musicale faite de reggae, de zouk, de raï, de mbalax. Là, Tchiriri se déchaîne. Le public s’excite. Après cette entrée en scène impressionnante, le Roi du Ndjarou, Seydou Sow, fait irruption sur la scène, va dans tous les sens. Quand Walfadjiri met cap sur les étoiles, cela donne envie de regarder le spectacle.

Ce soir-là, aussi, à l’image de Walfadjiri, Saidou Nourou Gaye a confirmé son surnom, "l’exubérant", grâce à une musique qui s’impose de plus en plus dans nos esprits et nos oreilles. Comme sur toutes les scènes, il fait preuve d’assurance, de sa maîtrise musicale et scénique agrémentée par ses éternels sourires.

Eux aussi, ils étaient attendus à Basra. Il s’agit des rappeurs d’Ewlade Leblade. Le groupe a été accueilli royalement par le public qui s’enflammait. A la fin de leur 3e morceau, après une prestation convaincante, le groupe remercie le public d’être venu. En un clin d’œil, le stade se vide. Il n’y reste plus que les organisateurs et quelques adolescents. Il était déjà 2h du matin. Sur la scène, on rangeait déjà les instruments. Rendez-vous en 2013.

En attendant nous avons le plaisir de vous offrir plus de 3 heures de scène du Festival Nous les Femmes en vidéo HD, rien que pour vous, en exclusivité sur Cridem, le site pour la promotion de la culture mauritanienne.

Babacar Baye Ndiaye

Avec Cridem, comme si vous y étiez...
























































































































































NB : Toutes nos excuses pour le retard de mise en ligne, mais l'upload des 3 vidéos sur Youtube nous a pris un peu plus de 50 heures avec une connexion adsl 1 Mo.



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Commentaires (1)

  • souleymane5 (H) 18/06/2012 22:14 X

    Pauvre Mauritanie, les gens veulent aller vers le professionnalisme, mais c'est le pays qui refuse.